jeudi, 13 janvier 2011 13:53

10 NOVEMBRE 2011 : ASSURANCE DES CATASTROPHE NATURELLES

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2011 Assurance des Catastrophes Naturelles


Les catastrophes naturelles en 2010 et leurs effets sur le marché des  assurances.

M. Thomas Dubeq- Area Manager Europe & MENA AON Benfield – Londres.

Les assurances contre les catastrophes naturelles en Algérie : bilan et perspectives

Mme Wided Belhouchet – Directrice Rétrocession. CCR – Alger

Les montages d’assurance catastrophes naturelles : expériences étrangères.

M. Ahmed Rajab - Regional Director Willis Re-MENA.   M. Henri Cattan - Willis Re-MENA.Willis Re – Londres.

La modélisation des risques de catastrophes naturelles.

M. Belhassen Tonat  - Senior Underwriter ME & Africa. Munich Re -  Munich

La titrisation du risque sismique: organisation et pratiques.

M. Vincent Foucart – Secrétaire Général du Groupe SCOR & Directeur des Solutions de Titrisation des Risques. Groupe SCOR – Paris.

L’année 2010 a été particulièrement douloureuse en matière de pertes consécutives aux catastrophes naturelles et ayant frappé plusieurs endroits de la planète. Les périls naturels survenus en 2010, notamment les séismes de Haïti (220 000 victimes), du chili (30 milliards $ de pertes), de chine centrale et de nouvelle Zélande ainsi que les inondations du Pakistan, et d’Australie et la canicule  en Russie, ont entraîné la mort de 295 000 personnes et laissé des millions  d’autres sans abris.
Les dommages matériels causés par ces catastrophes s’élèvent à 130 milliards US $. La multiplication des dommages subis suite à une catastrophe naturelle tend à s’aggraver par le fait de la concentration exponentielle des valeurs et de l’interdépendance de certains phénomènes naturels (séismes et tsunami).  Plus récemment encore, le séisme du Japon qui a provoqué l’explosion des réacteurs nucléaires de Fukushima, par exemple, montre combien peuvent être désastreuses les conséquences d’un événement naturel sur les habitants et l’environnement.   
Les continents américain et asiatique sont les plus exposés aux risques de catastrophes naturelles. Mais aucun continent n’est épargné par les événements recensés. En revanche, le volume des dommages différe suivant la nature et l’endroit de survenance de la catastrophe.  
C’est ainsi qu’en termes de pertes humaines, les pays en développement sont plus vulnérables en raison des insuffisances des moyens de secours mais aussi et surtout de l’inexistence ou du non respect des règles de mitigation des risques (normes de construction, nature des sols…etc.).

Les coûts de ces catastrophes sont souvent plus importants dans les pays développés en relation avec  une accumulation des valeurs et des revenus  plus élevés.
A titre d’exemple, le tremblement de terre de Haïti (janvier) qui a  fait environ 223 000 victimes, a été suivi peu après par le séisme du chili qui était plus violent  mais qui n’a entraîné que 576 décès. Au chili, le respect des règles de construction parasismique, sont  très  suivies.  Ceci souligne le caractère primordial de la prévention dans la réduction du coût des catastrophes.
Mais la différence fondamentale qui apparaît, en la matière, entre pays développés et pays en développement, c’est bien  la couverture par l’assurance d’une partie importante des pertes dans la première catégorie et sa quasi-inexistence dans la  deuxième.
Là encore, nous pourrons citer l’exemple de la tempête Xyntia (France, Espagne) qui a coûté environ 6 milliards dont la moitié était couverte par l’assurance. Les tornades américaines ont coûté 4,7 milliards $ dont les trois quarts étaient assurés.
Chez nous, la situation n’est pas très différente des autres pays de la région même si notre pays dispose déjà d’un système d’assurance contre les catastrophes naturelles qui couvre actuellement     un patrimoine d’environ 4 trillions de Dinars.
L’infrastructure du marché de l’assurance catastrophe naturelle existe en Algérie. C’est un fait et un acquis important pour notre pays. Le produit est testé, les canaux de distributions  nombreux et diversifiés, les limites de garanties acceptables et les conditions de viabilité financière garanties.
 Cependant, le nombre de contrats vendus annuellement  aux  propriétaires immobiliers et opérateurs commerciaux et industriels, reste bien en deçà des attentes. Celles-ci se situent raisonnablement à un niveau au moins égal à la moitié des biens et risques assurables. Nous n’y sommes encore qu’à 4% pour les habitations et 7% pour les installations commerciales et industrielles.
Dix ans après la survenance de l’événement qui a réveillé la conscience nationale pour un nécessaire produit contre les catastrophes naturelles, à savoir les inondations de Bab El-Oued, La CCR organise ce séminaire dans le but de faire le bilan mais aussi d’entrevoir les conditions d’évolution de l’assurance Cat Nat en Algérie en termes de politique publique, d’organisation de marché, de marketing, et de conditions contractuelles.
Dans ce sens, l’actualité internationale, les techniques modernes de gestion des risques de catastrophes et les tendances du marché mondial, nous permettront, à travers les contributions d’experts étrangers, de mieux situer les enjeux qui entourent  le système national d’assurance des catastrophes naturelles et d’identifier les approches et règles  à suivre pour dépasser ses limites actuelles.   
La participation au coté des acteurs du marché national des assurances, des autres professionnels concernés par le sujet (régulateur, scientifiques, experts techniques et commerciaux, association des assurés… etc.) donnera certainement l’opportunité d’engager un débat varié  sur un sujet qui demeure incontournable pour  réussir une meilleure gestion du coût de  protection  du patrimoine immobilier et industriel du pays.

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