mercredi, 13 janvier 2010 14:03

13 Décembre 2010 : solvabilité des sociétés d’assurance

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Séminaire « solvabilité des sociétés d’assurance »

Hôtel Sofitel, 13 Décembre 2010


«Le système de solvabilité des sociétés d’assurance en Algérie. »

Mr Kamel MARAMI  Directeur des Assurances. Ministère des Finances

Crise financière : « Implication sur les sociétés d’assurances.»

Mr Omar ABDELHADI  Divisional Director WILLIS Re   Londres - Grande Bretagne

« Régime de solvabilité des Assurances en Tunisie. »

Mme  Lamia BEN MAHMOUD.   P.D.G  Tunis-Ré     Tunis -Tunisie

« Régime de solvabilité Européen : Solvency II. »

Mr David FLANDRO.  Managing Director Guy Carpenter   Londres - Grande Bretagne

« Solvabilité financière et Rating des Compagnies d’Assurances »  

Mr Lotfi  ELBARHDADI. Standard and Poor’s     Paris -France

L’année 2010 a été particulièrement douloureuse en matière de pertes consécutives aux catastrophes naturelles et ayant frappé plusieurs endroits de la planète. Les périls naturels survenus en 2010, notamment les séismes de Haïti (220 000 victimes), du chili (30 milliards $ de pertes), de chine centrale et de nouvelle Zélande ainsi que les inondations du Pakistan, et d’Australie et la canicule en Russie, ont entraîné la mort de 295 000 personnes et laissé des millions d’autres sans abris.
Les dommages matériels causés par ces catastrophes s’élèvent à 130 milliards US $. La multiplication des dommages subis suite à une catastrophe naturelle tend à s’aggraver par le fait de la concentration exponentielle des valeurs et de l’interdépendance de certains phénomènes naturels (séismes et tsunami). Plus récemment encore, le séisme du Japon qui a provoqué l’explosion des réacteurs nucléaires de Fukushima, par exemple, montre combien peuvent être désastreuses les conséquences d’un événement naturel sur les habitants et l’environnement.
Les continents américain et asiatique sont les plus exposés aux risques de catastrophes naturelles. Mais aucun continent n’est épargné par les événements recensés. En revanche, le volume des dommages différe suivant la nature et l’endroit de survenance de la catastrophe.
C’est ainsi qu’en termes de pertes humaines, les pays en développement sont plus vulnérables en raison des insuffisances des moyens de secours mais aussi et surtout de l’inexistence ou du non respect des règles de mitigation des risques (normes de construction, nature des sols…etc.).

L’économie mondiale connaît depuis deux années une crise financière et économique  des plus aigues depuis la grande dépression de 1929. Les marchés financiers et les banques américains et européens ont, les premiers, subi les effets de cette crise. Mais très vite, l’onde de choc s’est propagée sur les secteurs de l’économie réelle à une échelle planétaire.
Les conséquences sur la croissance, l’emploi et le commerce international sont telles que rares sont les pays développés mais aussi émergents qui n’ont pas vu leurs indicateurs économiques se détériorer. Sur les continents américains et européens, cette crise a donné lieu à des faillites en série des banques et des institutions financières qui étaient fortement engagées sur des actifs dits « toxiques ».
La menace d’une dégénérescence de l’effet systémique, a forcé bon nombre d’Etats  appartenant à des économies libérales (Etats Unis, Royaume Unis…) à intervenir pour racheter des actions d’entreprises ou d’institutions financières importantes.
Comparativement aux  banques, l’activité des assurances a été relativement épargnée par les effets directs de la crise, mais son exposition au risque est substantielle au regard des liens qu’elle peut entretenir avec les banques et de la sensibilité de certaines branches d’assurance à la conjoncture économique (construction, crédit, perte d’exploitation, responsabilité civile….etc.). Cette exposition au risque motive dans une large mesure les réformes récentes des systèmes de solvabilité des sociétés d’assurance dans le monde. Le souci majeur de ses évolutions est d’atteindre des niveaux plus avancés de maîtrise des risques, par la définition de normes  prudentielles adaptées.
Le  marché national des assurances  a connu une évolution remarquable depuis son ouverture en observant régulièrement une croissance à deux chiffres.  Mais  cette croissance génère une exposition plus importante aux risques qui doit impliquer une évolution parallèle des marges de solvabilités des acteurs.
Les récentes évolutions réglementaires en matière de capital minimum des sociétés d’assurance, sont en relation avec ce rapport nécessaire à entretenir entre l’exposition aux risques et solvabilité. Il existe aussi  d’autres leviers de surveillance de la santé financière de la société d’assurance (marge de solvabilité, représentation des engagements, Fonds de garantie…etc) qui forment dans leur ensemble ce qu’il convient d’appeler le système de solvabilité des assurances.
Ce séminaire qu’organise la Compagnie Centrale de Réassurance,  vise justement à susciter des idées autour de notre système de solvabilité et des mécanismes qu’il peut emprunter à l’avenir dans le sens de l’objectif recherché et mentionnée plus haut d’une mise en rapport adéquate entre risque et capacité.
Le programme est articulé sur l’idée de présenter dans un contexte de crise financière mondiale qui n’épargne pas les assurances, le système algérien de solvabilité des sociétés d’assurance et ceux en vigueur dans les espaces qui lui sont proches : Maghreb et Europe.    
 Le débat que ne manquera pas de susciter les interventions peut nous  aider, et c’est là l’ambition de ce séminaire, à cerner les enjeux à venir en matière de sécurité financière des sociétés d’assurance algériennes.

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